Trouvez le stage de vos rêves grâce aux conseils de Pierre-Gaël Pasquiou

L’emploi est une jungle ! Un vrai parcours du combattant pour tous ceux qui n’en connaissent pas forcément les codes, tant il est difficile aujourd’hui de trouver la tribu qui nous correspond réellement. En 2016, chercher un job ou un stage sur Internet est toujours un calvaire, les sites d’emploi étant peu intuitifs et les sites carrières des entreprises insuffisamment détaillés. La mission de Welcome to the Jungle (WTTJ) est de changer tout cela, en offrant toutes les informations dont nous avons besoin pour découvrir les meilleures entreprises et postuler chez celles qui nous intéressent le plus.

Cette semaine nous avons rencontré Pierre-Gaël Pasquiou, Associé et Responsable du Développement de WTTJ. Nous lui avons demandé ses conseils pour trouver le stage de nos rêves.

Est-ce que tu peux commencer par nous en dire un peu plus sur toi ?

Pierre-Gaël : Je m’appelle Pierre-Gaël, j’ai 30 ans, et je suis associé en charge du développement de WTTJ. J’ai fait une Ecole hôtelière puis un BTS en Management des Unités Commerciales pour rejoindre ensuite une Ecole de commerce en admission parallèle. En sortant d’Ecole, j’ai commencé par travailler pour des start-up spécialisées sur les sujets de technos RH. Je me suis ensuite concentré sur les sujets liés à la marque employeur. C’est à ce moment là que je me suis lancé dans l’aventure WTTJ avec Jérémy et Bertrand, les fondateurs.

Toi aussi tu as été stagiaire, qu’est ce que cela t’as apporté personnellement ?

PG : Quand j’étais étudiant, j’avais plutôt en tête de travailler dans un grand groupe hôtelier à l’international. Grâce à mes stages, je me suis en fait assez vite rendu compte que j’étais d’avantage fait pour des structures en croissance, plutôt petites. J’avais besoin de sentir de manière très directe l’impact de mes efforts sur les résultats de l’entreprise.

En réalité j’ai toujours eu dans mes recherches de stage une approche « au pif », je n’avais pas ce schéma de me dire qu’il fallait absolument que je fasse un stage dans un type de structure particulier, ou sur un poste en particulier. Ce que je trouvais pertinent, c’était de travailler avec des profils différents, de manière à comprendre ce que faisaient les gens dans leur métier, pourquoi ils le faisaient, quelle était leur histoire. C’est cela qui m’a permis de me donner une idée un peu plus concrète de ce que moi j’avais envie de faire ensuite.

Quel est l’enjeu majeur selon toi dans une recherche de stage ?

PG : L’enjeu selon moi c’est d’essayer de trouver une boite dans laquelle on va véritablement apprendre et faire beaucoup de choses. Le problème c’est que souvent, quand on est étudiant, on cherche à mettre des médailles sur son CV. Or, les postes les plus sexy sur le papier ne sont finalement pas forcément ceux dans lesquels on apprend le plus. Il ne faut pas hésiter à se mettre en danger, à aller sur des sujets dans lesquels on n’est pas forcément à l’aise. Le stage est fait pour apprendre et découvrir de nouvelles choses !

Quelle est alors la première chose à faire ?

PG : Dans l’approche, je trouve assez logique quand on cherche un stage de d’abord se poser la question de l’entreprise, et ensuite de se poser la question du métier.

En premier lieu, identifier la boite, le secteur, la taille de l’entreprise. Car on ne fait pas du tout la même chose dans une entreprise où il y a 2, 15, 30, 60, 100, 3000 personnes. Est-ce que j’ai envie de faire quelque chose de très opérationnel, où je vais toucher à tout ? Et dans ces cas-là je vais plutôt privilégier les petites structures. Ou est-ce que j’ai envie de faire quelque chose de plus stratégique et de me spécialiser fortement sur un sujet ? Dans ces cas-là, je vais plutôt me diriger vers les grandes structures. Puis sélectionner les boites qui me correspondent, dans les secteurs qui m’intéressent.

Une fois qu’on a identifié la boite, on peut se pencher dessus, regarder ses métiers et déterminer celui qui nous correspond le plus sur le papier.

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Et donc si je comprends bien, WTTJ c’est le must pour identifier les boites qui me correspondent réellement ?

PG : Aujourd’hui, chercher un stage c’est vraiment la plaie. Donc nous on voulait d’abord faire en sorte que les étudiants passent un bon moment dans cette recherche. Et que quitte à mobiliser du temps pour chercher un stage, autant qu’ils apprennent des choses et qu’ils aient la capacité de se projeter réellement dans les boites dans lesquelles ils postulent. On essaye aussi d’aider les candidats à postuler dans des boites dans lesquelles ils n’auraient jamais pensé postuler.

Quand on voit une longue liste d’offres, intuitivement, on clique sur des boites dont le nom nous dit quelque chose. Et c’est dommage ! Parce qu’il y a pleins de boites auxquelles on ne pense pas quand on est candidat, et si ça se trouve LA boite qui nous correspond exactement en fait partie. Pour cela, chaque entreprise sur WTTJ fait l’objet d’un profil enrichi en photos, vidéos, textes et statistiques.

WTTJ c’est un donc un média dédié à l’emploi dans le Digital pour les 20 – 35 ans. Mais on a aussi lancé Show Must Go On qui est dédié à la Mode, au Luxe et à la Beauté. Et on lance en janvier Born to be Wild qui sera spécialisé Audit, Conseil et Finance.

Interview Welcome to the Jungle

 

Est-ce que pour toi il y a d’autres plateformes où les étudiants ont intérêt à aller jeter un œil pour trouver de supers stages ?

PG : Les plateformes des boites en elles-mêmes. Les boites ont de plus en plus soit un onglet Job, soit carrément un site carrière sur lequel elles vont donner beaucoup de contenu sur leur culture, les métiers etc. Aujourd’hui la tendance est de donner beaucoup plus d’éléments au candidat, d’ « ouvrir les portes ». Pour avoir des candidats qui collent mieux à ce qu’on recherche et surtout des candidats qui n’auraient pas forcément pensé à nous. Une fois que vous avez bien identifié un certain nombre de boites qui vous plaisent, n’hésitez pas à aller fouiller sur leurs sites web et trouver leur page carrière.

Mais comment je fais pour mieux comprendre les missions d’un intitulé de poste ?

PG : Aujourd’hui c’est super compliqué de se baser sur les intitulés de poste car d’une boite à une autre un intitulé ne veut pas dire la même chose. Au final, chaque boite fait un peu sa cuisine, et ça ne devient plus très lisible pour les candidats. L’APEC avait réalisé un glossaire assez exhaustif sur le sujet. Mais cela reste limité car ce ne sont pas des missions en lien direct avec un poste dans une entreprise. WTTJ le fait aussi à sa manière, dans la partie témoignage des collaborateurs. Le candidat peut se faire une idée un peu concrète des métiers. Et pour aller plus en profondeur, nous proposons aussi des articles sur des postes précis; par exemple « être Ingénieur mobile chez la fourchette ».

Bien sûr, un poste market est teinté market, un poste business est teinté business, mais il est important de garder à l’esprit que les missions dépendront de l’entreprise. L’idée pour un candidat c’est de déterminer quelles sont les choses qui lui parlent, et qu’est ce qui est en lien avec sa formation. Mais pas forcément directement !

Que conseilles-tu comme démarche pour postuler ? CV, lettre de motivation, site perso, CV vidéo…?

PG : Il faut être cohérent avec le type de poste auquel on postule. Si on postule sur des postes à forte dimension créa, design ou web, oui effectivement ça a du sens d’agrémenter sa candidature avec un site, une vidéo etc.

Linkedin permet d’être assez exhaustif sur ce qu’on a fait, nos missions, d’avoir des recommandations, de mettre en avant nos compétences etc. Avoir un profil Linkedin bien à jour est essentiel.

Concernant le CV et la lettre de motivation, tout le monde les demande encore aujourd’hui. Par contre, je pense qu’il faut de moins en moins voir la lettre de motivation comme une lettre de motivation mais plutôt s’approcher du mail de motivation. Ça sert à rien de faire un gros pavé « Madame, Monsieur », les trucs ultras standards que personne ne lit. Je le vois, quand les gens postulent chez nous, je scanne la lettre de motivation en 5 secondes et on voit si ça colle, si ça nous parle.

La lettre de motivation doit donc être très accrocheuse et donner vraiment l’impression de découvrir un peu la personne qui est derrière. La lettre ultra standard qu’on voit partout, on a pas envie de s’embêter à y répondre car on se dit « s’il a fait un copier coller et qu’il a juste changé le nom de la boite, je ne vois pas pourquoi je me casserais les pieds à lui répondre ». Et puis c’est rassurant de voir qu’on n’est pas en train de recruter un mouton mais plutôt une personne avec une vraie personnalité et des aspérités.

N’hésitez pas à personnaliser à fond votre lettre de motivation ! Et surtout à avoir une approche qui soit one to one. C’est peut-être pas la peine d’aller postuler dans 70 boites, mais plutôt de bien cibler les entreprises qui vous intéressent et d’aller chercher un maximum d’infos. Par exemple, sur le site de WTTJ, on voit qui sont les collaborateurs, où sont les bureaux, le dernier tweet etc. Ça permet d’utiliser des points d’accroche. Par exemple, « J’ai vu qu’Arthur dans son interview explique que … et c’est quelque chose qui me parle beaucoup ». Et ça change tout parce que l’entreprise sait que vous vous adressez à elle.

Gardez à l’esprit que votre lettre de motivation doit être lue. Car sinon le recruteur va seulement se baser sur votre dernière expérience professionnelle, souvent en tant qu’étudiant vous en avez quasiment pas, et sur votre Ecole. Et c’est vraiment dommage de donner uniquement ces deux éléments au recruteur pour décider s’il va vous recevoir ou pas.

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Comment faire de Linkedin notre meilleur atout ?

PG : Il faut premièrement veiller à avoir un profil Linkedin bien à jour, bien complété, avec une photo propre, des moyens pour nous contacter directement. Ne pas hésiter à demander des recommandations de personnes avec qui on a travaillées. L’idée c’est d’avoir un profil assez exhaustif pour qu’un recruteur soit rassuré quand il va aller voir notre profil.

Linkedin permet aussi d’aller identifier les bons contacts dans les boites. Typiquement quand vous postulez sur certains stages ça peut être assez chouette d’aller sonder. Allez regarder qui fait le métier auquel vous postulez, qui va peut-être potentiellement être votre manager. N’hésitez pas à aller échanger avec lui, même lui proposer un café. Encore une fois ça va vous aider dans votre lettre de motivation et puis cette personne-là potentiellement va être le premier à aller voir les RH en disant « tiens j’ai rencontré telle personne, il est super sympa, regarde sa candidature ».

Et servez-vous de votre réseau Linkedin. Allez voir s’il y a des personnes de votre réseau qui travaillent dans l’entreprise qui vous intéresse, ou sollicitez une mise en relation par une personne qui est en contact avec une personne qui travaille dans la boite en question. C’est le meilleur moyen pour entrer en contact avec l’entreprise !

Article de PG pour en savoir plus : 8 conseils pour être un candidat en or sur LinkedIn.

Interview Welcome to the Jungle

Quels sont les réseaux sociaux où les étudiants en recherche de stage doivent absolument être présents ?

PG : Encore une fois, le réseau incontournable aujourd’hui pour un candidat bac +5 sortant d’Ecole de commerce c’est Linkedin. C’est même bizarre quand on cherche un candidat sur Linkedin et qu’il n’est pas là, on se demande si c’est un vrai candidat.

Après ça dépend encore une fois beaucoup de ce pourquoi on postule. Si on postule dans une agence de com, ultra créative, c’est cool d’avoir un petit portfolio. De faire sa veille sur Behance aussi. Ça permet de voir un peu les artistes qu’on regarde, les illustrations qu’on a aimées etc. Si on postule sur des sujets plus marketing, ça peut être intéressant d’avoir un compte Twitter.

Attention, ces démarches-là sont plus des démarches long terme. En fait si vous vous y intéressez deux mois avant de chercher un stage et bien ça n’a aucun sens, parce que ça se voit. Le recruteur va voir que vous avez créé votre compte il y a deux mois. La pertinence pour le recruteur d’aller tirer de l’information sur ce type de réseau social va être super limitée.

En revanche si c’est une démarche que vous avez depuis un an, où vous faites une veille sur des trucs un peu précis, où vous partagez du contenu, alors ça a du sens et c’est bien de le faire.

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Que conseillerais-tu aux étudiants en veille mais qui ne cherchent pas de stage à court terme ?

PG : Quand on est étudiant, la veille est un travail que l’on est sensé faire tout le temps. Toutes les semaines on devrait se renseigner, c’est aussi ça qui va nous aider à affiner le secteur, le métier qui nous intéresse le plus ! Et puis souvent quand on passe un entretien, on nous questionne sur le secteur, « est ce que vous connaissez telle entreprise ? ».

Si on a déjà une idée un peu concrète du marché, ça ouvre beaucoup plus de portes ! Linkedin permet de suivre les entreprises, de voir les actualités, c’est encore une fois un super outil. Et bien sûr, la newsletter de WTTJ permet de recevoir chaque semaine un condensé de conseils et de nouvelles entreprises qui recrutent.

Un dernier mot peut être sur l’entretien ?

PG : Le but de l’entretien c’est aussi de savoir si le projet proposé correspond à ce que l’on recherche. On ne va pas à un entretien juste pour qu’on nous pose des questions, on y va aussi pour poser des questions !

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