Soirée #RETAIL à l’IAE : Les acteurs de la Nantes Tech s’interrogent sur le futur du Retail

La Cantine Numérique et le corps enseignant de l’IAE de Nantes ont rassemblé les acteurs majeurs de la Nantes Tech et de la French Tech afin de discuter des nouveaux défis dans le secteur du Retail, à l’ère du digital.

« La French Tech se définit comme une start-up dont la fonction principale est de labéliser les métropoles innovantes afin de les rendre saillantes à l’international » 

Julien Hervouet, Président Co-Fondateur d'iAdvize, ambassadeur du réseau thématique French Tech Retail

1. La French Tech #Retail : un réseau thématique vecteur d’innovations

« La French Tech se définit comme une start-up dont la fonction principale est de labéliser les métropoles innovantes afin de les rendre saillantes à l’international » affirme Julien Hervouet, président co-fondateur d’iAdvize. En tant qu’ambassadeur du réseau thématique Retail, l’un des réseaux de la French Tech, l’entrepreneur rappelle à quel point le Retail contribue au rayonnement de la région Loire-Atlantique. Dès lors, le réseau a à cœur de comprendre les enjeux de ce secteur et de répondre par des innovations pertinentes.

réseau french tech

2. Les parcours client se complexifient : l’omnicanalité au cœur du débat

 Eric Culnaert (Club Commerce Connecté – Digital Aquitaine), Anne Launois (Audencia Business School), Virginie Sitter (CCI Nantes-Saint Nazaire) et Stephen Doucet (OneStock – FrenchTech Toulouse) ont échangé lors de la Table Ronde sur les "nouveaux parcours clients", sous le prisme de leurs diverses compétences. Tous s’accordent à dire que l’avènement du e-commerce à totalement bouleversé le parcours client et que l’omnicanalité est plus que jamais la clé de réussite des retailers.

Tout d’abord, les commerçants doivent faire face à une baisse du trafic en magasin, en faveur de l’achat en ligne. Dès lors, il est important de garantir un parcours client cohérent. Celui-ci doit obtenir la même qualité de service quand il se rend en magasin ou qu’il consomme en ligne. Pour ce faire, les magasins Sephora ont, par exemple, mis en place des ponts entre le digital et le physique en implantant des bornes connectées en magasin.

Cependant, la digitalisation des services soulève de nouvelles problématiques. En particulier, le Future Laboratory d’Audencia a expérimenté un scénario d’achat entièrement connecté pour IBM, où le client était reconnu par le vendeur grâce aux données fournies en amont. Cette expérience a révélé un écart générationnel important entre les 18 – 25 ans et leurs aînés. Quand les premiers étaient très à l’aise à l’idée de communiquer leurs informations personnelles, les seconds étaient bien plus réticents.

Enfin, le défi majeur du réseau thématique Retail est de parer aux nouvelles inégalités générées par l’omnicanalité. Dans un domaine ou les TPE locales entrent en concurrence avec des géants comme Amazon, il est important de se recentrer sur les objectifs principaux. Tout d’abord, il faut capitaliser sur la montée en compétences des différentes structures, à leur échelle, par exemple via l’implantation d’ERP et de solutions digitales basiques et pertinentes. En outre, les retailers peuvent s’associer aux start-up locales. Elles proposent des systèmes clé-en-main qui répondent aux problématiques liées à l’omnicanalité, à l’instar du Groupe Eram qui s’associe depuis 2015 avec iAdvize.

3. La démonétisation est en marche 

Le défi majeur des retailers est de gagner en fluidité dans le parcours client. Les nouveaux moyens de paiement proposés par Olivier Jamault (OJ Consulting), Cynthia Djapé (Lyf Pay) et Stéphane Fagot (Compte Nickel) sont autant de réponses à cette problématique.

L’enjeu principal de ces solutions est de faciliter le paiement. Celui-ci suit de plus en plus la tendance du « mobile-only », à l’image du succès d’Apple Pay et de Paypal. Lyf Pay propose notamment des solutions de paiement en un clic, sans sortir son portefeuille. L’application centralise également différents services tels que le paiement dématérialisé dans les festivals et les divers événements sportifs ou encore le paiement de particulier à particulier.

En revanche, si ces solutions sont éminemment plus pratiques pour les consommateurs, elles soulèvent des questions évidentes de sécurité. Certains systèmes actuels ont parfois été victimes de fraudes. De plus, la protection des données représente également un frein à l’adoption de ces solutions. Des initiatives légales telles que la DSP2 poussent néanmoins le marché bancaire à s’ouvrir aux nouvelles solutions de paiement. Aujourd’hui, de nombreuses banques rachètent les sociétés créatives de la Fintech afin de développer en interne de nouvelles solutions.

PO : à la croisé du businees de l'UX et de la technique
PO : à la croisé du businees de l'UX et de la technique
PO : à la croisé du businees de l'UX et de la technique

Pour conclure, les commerçants doivent proposer des solutions innovantes pour garantir le meilleur parcours à leurs clients et ainsi les fidéliser. A l’ère du phygital, ils ont tout intérêt à s’associer aux start-ups françaises, qui détiennent la créativité et les compétences nécessaires.

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