Rencontre avec Alexis Barrassin, un acteur de la gamification

Nous avons fait la rencontre d’Alexis Barrassin (GE 15), ancien d’Audencia et passionné d'e-sport. Au cours de ses expériences professionnelles et personnelles, il a pu parfaire sa connaissance de ce milieu et travailler sur des problématiques de gamification.

Bonjour Alexis ! Peux-tu tout d’abord nous présenter ton parcours ?

Je suis Alexis Barrassin et j’ai un parcours assez classique ! Après une classe préparatoire aux grandes écoles commerce, j’ai intégré Audencia Business School. J’ai ensuite décidé de suivre la majeure Marketing for Product Manager.
Ayant toujours été attiré par le sport, j’ai fait mon année de césure chez Adidas en marketing et stratégie.

Après mon diplôme, j’ai rejoint pendant 2 ans une agence de communication et de conseil spécialisée dans le sport : Sportlab. Cette agence conseille les grandes entreprises en sponsoring sportif.

Mes marques prises au sein de ce cabinet, j’ai rapidement proposé à mon manager de créer une branche e-sport chez Sportlab car je sentais qu’il y avait quelque chose à développer et qu’il ne fallait pas « louper le coche » ! Il a accepté et j’ai donc travaillé sur beaucoup de problématiques liées à l’e-sport et à la gamification.

Disneyland Paris est devenu un client de Sportlab et m’a ensuite proposé de travailler pour eux.

En quoi consiste exactement ton poste actuel au sein de Disneyland Paris ?

Je suis « Signature Events Project Leader ». Autrement dit, j’organise des évènements BtoC qui ont lieu en dehors de l’activité normale du parc. Nous avons par exemple organisé le semi-marathon Magic Run Weekend. Nous avons 3 grandes thématiques : le sport, la musique et bien sur le gaming. Pour ce qui est du gaming, notre projet est d’organiser des compétitions et des expositions, à l’image de la Paris Games Week.

Peux-tu nous expliquer en quoi le jeu peut servir la stratégie de marketing digital des entreprises.

La gamification marche car c’est engageant ! L’exemple de l’application Nike Run Club me vient tout de suite en tête. C’est une application épurée, simple d’utilisation et très engageante. Il est possible de consulter ses statistiques, d’interagir avec d’autres utilisateurs, de partager ses résultats... On a tout simplement envie de passer plus de temps dessus.

Les entreprises veulent toucher les plus jeunes. Si l’on veut attirer l’attention de cette génération, il faut que le contenu leur parle, qu’il soit plus adapté à leur quotidien et de manière générale qu’il soit plus « sexy » !

Et que penses-tu de l’e-sport ?

L’e-sport est un axe très intéressant pour cibler les millennials car ce sport naissant réunit des communautés ultra-engagées qui commentent, partagent, interagissent, font des dons... 
Peu de grandes entreprises ont commencé à investir dans ce domaine mais certaines ont franchi le cap. PMU, marque qui ne représente pas forcément la modernité dans l’inconscient collectif, a commencé à travailler sur l’e-sport en sponsorisant des évènements et en préparant la mise en place de plateforme de paris (e)sportif.

Le problème de l’e-sport aujourd’hui c’est qu’il est toujours en train de se structurer et de se professionnaliser. Il est encore difficile de définir les limites de ce « sport » et personne n’arrive vraiment à valoriser le marché.

Tu nous as présenté les opportunités qu’offre la gamification mais il doit bien y avoir des limites, des obstacles à ce phénomène.

Je dirais que « trop de gamification tue la gamification ». Notre génération se lasse très vite. Comme cela est obligatoire dans le digital, la tendance est aux cycles de vie de produit très courts. Il faut sans cesse se renouveler et proposer des produits simples, pas trop envahissants et qui permettent à l’utilisateur d’en tirer une satisfaction immédiate et évidente.

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