Un remplacement progressif des humains par l’intelligence artificielle ?

Amazon Go : le premier supermarché sans caisse

Ouvert en 2016 aux employés de l’entreprise, le magasin automatisé et futuriste d’Amazon situé au siège à Seattle est désormais ouvert au public depuis le 22 janvier. Le concept ? Pas de caissiers mais des caméras au plafond chargées d’identifier les acheteurs et des capteurs dans les rayons qui détectent les produits pris et reposés. Un parcours client innovant basé sur la technologie « Just Walk Out » de reconnaissance visuelle et de machine learning. Seules les personnes équipées de l’application Amazon Go peuvent accéder au magasin. Une fois leurs courses terminées, il leur suffit de sortir du magasin pour valider leurs achats ajoutés dans le panier virtuel de leur compte Amazon Go. Ils sont alors facturés directement via l’application. Plus de files d’attente aux caisses : un gain de temps indéniable. Et plus besoin de caddy car les achats vont directement dans le sac du consommateur. Les limites de ce nouveau mode d’achat ? Des employés sont tout de même présents pour faire face aux aléas du système ainsi que pour réapprovisionner les rayons. Amazon annonce-t-il le remplacement progressif des humains par la technologie ? Serait-ce le futur du shopping ?

CES Las Vegas – dernière édition du plus grand salon de la high-tech

En ce début d’année 2018, s’est tenue à Las Vegas la 52e édition du plus grand salon de l’innovation au monde et référence dans le domaine du digital : le Consumer Electronics Show. Grands groupes et start-up y ont présenté leurs dernières technologies innovantes grand public. Les maîtres mots cette année sont « intelligence artificielle ». Parmi les innovations les plus marquantes, on retrouve les assistants intelligents Google Assistant et Alexa d’Amazon, déjà proposés dans leurs enceintes connectées. Les deux concurrents rivalisent pour intégrer leur assistant intelligent dans le plus grand nombre d’appareils. Bientôt nous pourrons utiliser et commander tous les objets de notre maison à la voix comme les téléviseurs, le frigo ou encore la machine à laver. 

Le CES prend également des allures de salon automobile avec la présence de constructeurs historiques (Renault-Nissan, Ford, Toyota) et d’équipementiers (Valeo, Faurecia). La voiture de demain sera autonome et ultra-connectée : des véhicules truffés de caméras et de capteurs capables de circuler sans chauffeur ; une technologie dont se serait inspirée Amazon pour son magasin automatisé. Les robots taxis de la start-up française Navya et les véhicules Lyft, concurrents de Uber, proposaient des courses en voiture autonome aux participants du CES avec toutefois des opérateurs à bord. Pourra-t-on prochainement se déplacer sans un humain aux commandes ?

L’intelligence artificielle au service de notre santé : l’exemple d’OWKIN

La start-up médicale OWKIN créée en 2016 par Thomas Clozel et Gilles Wainrib, est partie du constat que la médecine était souvent désemparée face à certains types de maladies notamment le cancer. « Il y a une incompréhension des mécanismes de création des cancers mais aussi des mécanismes de résistance aux traitements » selon Thomas Clozel. L’objectif de OWKIN est de réaliser une plateforme où les médecins pourront enregistrer les données de leurs patients afin d’en tirer des prédictions. L’IA est plus précise qu’un œil humain dans l’analyse d’une IRM et permettrait de faire des prédictions sur les réactions des patients à un traitement. Il s’agirait même d’aller plus loin et de pouvoir prédire des maladies à partir d’analyses de gènes. Cela nécessite donc l’accès à de nombreuses données d’où les partenariats développés avec des hôpitaux et des laboratoires pharmaceutiques tout en préservant la vie privée des patients. Ils collaborent également avec des centres de traitement des cancers aux Etats-Unis, premier marché pharmaceutique, où sont basés leurs principaux concurrents IBM Watson, Microsoft et Google. La plateforme OWKIN Socrates, basée sur la technologie de machine learning, devrait être disponible dans un an grâce à une levée de fonds de 11 millions de dollars en janvier.

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