Et si on passait à l’agriculture 2.0 ?

Alors que se tenait le salon de l’agriculture 2019 à Paris du samedi 23 février au dimanche 3 mars, c’est un timing idéal pour faire un point sur l’évolution de l’agriculture connectée en France. Avec l’essor des enjeux écologiques et de croissance de la population mondiale, l’agriculture a plus que jamais besoin de la digitalisation et des nouvelles technologies.

Cependant alors que certains agriculteurs n’hésitent pas à investir dans les outils les plus performants du milieu, se pose alors le problème de la fracture numérique en France et du non accès de certains à la fibre par exemple ou encore la 4G, voire la 3G.

L’essor de l’Agritech

L’Agritech, voilà encore un mot qui va sans doute parler à peu d’entre nous. Il s’agit de toutes les nouvelles technologies et startups proposant des solutions innovantes dans le milieu de l’agriculture. Bien qu’on puisse penser ces deux milieux comme opposés, il s’agit au contraire d’un marché prometteur avec de plus en plus d’acteurs. D'ici 2022, il semblerait même que l’agriculture devienne le secteur le plus digitalisé.  

Sans vous lister tous les nouveaux acteurs, que vous pouvez retrouver au lien ci-après, entre plates-formes pour mutualiser les informations, prévisions météo hyper précises et développement des objets connectés, on retient que l’objectif semble être à la rentabilité. Il s’agit d’obtenir des informations optimales pour réduire les efforts et dépenses inutiles. Or si les différents articles permettent de présenter théoriquement tous les avantages de ces nouvelles technologies on attend de voir ce que cela donnera sur le terrain dans des conditions réelles et si cela apportera un véritable soutien aux agriculteurs.

Les enjeux digitaux de l’agriculture

A l’heure actuelle l’agriculture fait face à trois enjeux principaux.

L’essor des véhicules indépendants : gains de temps et d’efficacité, l’arrivée des véhicules agricoles autonomes pourrait révolutionner le quotidien des agriculteurs. Si aujourd’hui les voitures autonomes ne sont pas encore prêtes à être commercialisées, elles ont déjà fait leur entrée dans certaines exploitations agricoles.

La Big Data, même si ce terme peut avoir tendance à effrayer, pourrait permettre aux agriculteurs de récolter des données clés sur la météo, comme le taux d’eau dans les sols ou encore des données sur les animaux qui leur donnerait la possibilité de réduire les quantités d’engrais et d’eau utilisées.

Enfin, le dernier enjeu repose sur l’aspect durable et responsable de l’agriculture. Il s’agit de permettre aux agriculteurs d’obtenir le juste prix pour leurs produits et de développer de nouveaux réseaux de distribution.

La rupture numérique

Les chiffres sont plus importants que ce que l’on peut penser ; ce sont 13 millions de personnes qui « sont éloignées du numérique » dont 6,7 millions ne se connectent jamais à Internet. 541 communes constituent ce qu’on appelle les « zones blanches » qui sont des territoires non desservis en connexion téléphonique ou internet. Tous les agriculteurs ne sont donc pas concernés par la révolution digitale. Cependant, le milieu agricole arrive plutôt bien à s’adapter aux évolutions avec seulement 12% des exploitations qui ne possèdent aucun objet connecté. L’enjeu repose plutôt ici sur l’accompagnement des acteurs agricoles dans cette digitalisation pour éviter que des trop grands écarts ne se créent et permettre à la France de rattraper son retard.

Quitterie Pillette pour The Nice Guys

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