L’interview de V. Mayol et A. Dehloum

Logo Marcel Vincent MayolAreski Dehloum

« UX Design », ça vous parle ? Les complices de la Team User Experience (UX) de l’Agence Marcel, Vincent Mayol et Areski Dehloum nous expliquent ! Suite à leur intervention à la Cantine Numérique (Cf article précédent), nous en avons profité pour leur poser quelques petites questions.

Tout d’abord est-ce que vous pourriez vous présenter brièvement ?

Vincent : Ouais j’en suis capable ! Je suis Vincent Mayol, à la tête du pole Expérience chez Marcel.

Areski : Et moi c’est Areski Dehloum et je suis son sous-fifre !

On va donc commencer par une petite présentation ludique : quel est le surnom de chacun ?

Vincent : Moi j’ai UZI enfin c’est pas vraiment un surnom !

Areski : On l’appelle plutôt Pépère normalement !

Vincent : Mais il faut pas le dire c’est affreux ! Lui aussi a plein de surnoms qu’il n’aime pas, notamment Kiki. Je crois que tu détestes que l’on t’appelle Kiki.

Areski : Merci, comme ça tout le monde le sait maintenant, c’est super.

Quel est votre cri de guerre ?

Areski : Moi c’est « Ça va aller ! ». Vincent c’est « Vous êtes tous des nuls !» ou « Je vous ai ramassés dans le caniveau » .

Vincent : Oui c’est vrai, je le dis assez souvent.

Votre site honteux ?

Areski : Je ne devrais pas le dire mais je traine encore sur 9gag

Vincent : Moi ce n’est pas un site mais j’ai regardé Secret [Story] récemment… mais je ne participe pas ! Ce n’est pas moi c’est pas moi qui ai mis des trucs sur Areski !

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. « User Experience » : c’est une notion assez récente, est ce que vous pouvez nous expliquer en quelques mots en quoi cela consiste ainsi que votre métier ?

Vincent : II s’agit de prendre en compte les utilisateurs dans la démarche de conception. On ne va pas rentrer dans les détails du concept, mais ce que je trouve assez cool c’est qu’on casse la logique Top down des marques pour prendre en compte le point de vue et les attentes des utilisateurs. C’est également une super occasion de bosser en agence et de découvrir les différents corps de métiers.

Est-ce que vous auriez un exemple de site ou d’application qui développe une expérience utilisateur vraiment complète ?

Vincent : II y a un truc que j’utilise depuis peu : Citymapper qui est un truc tout bête, qui garde quelques itinéraires en ville. Ça va calculer le temps de trajet en vélo, le nombre de calories que tu consommes et les transports en commun je trouve ça plutôt pas mal.

Areski : Il y en a une que j’aime bien : Kimd. C’est une appli qui permet de prendre photos et vidéos en concert, tout en révisant la luminosité du téléphone et pouvoir prendre des photos sans déranger les gens derrière toi. Je trouve que c’est une bonne appli car elle prend en compte le contexte de l’utilisateur tout en restant simple.

Est-ce que vous pourriez ensuite nous raconter une journée type chez Marcel, s’il y en a une ?

Vincent : Il n’y a pas vraiment de journée type ! Quand on arrive le matin, on discute ensemble au sein de l’équipe. On passe pas mal de temps à échanger entre nous. Donc le matin c’est le premier truc qu’on fait, mais ce n’est jamais anodin, ce sont de vraies problématiques ! Souvent on se marre bien mais c’est souvent des problématiques du métier, éloignées enfin qui a un rapport avec notre métier en fait on a souvent des réflexions en plus c’est pas si mal que ca et ce qui permet aussi d’avoir des réflexions sur les sujets classiques, un truc sur la géopolitique, l’histoire ça va ils sont assez intéressants les petits jeunes c’est cool. On est une équipe de 4, c’est une petite équipe, mais l’intérêt c’est qu’on rayonne pas mal avec les autres métiers de l’agence. A quatre on peut pas mal échanger, on est assez différents les uns des autres, donc on grandit un peu tous grâce à ça et on a une vue assez opposée et c’est ça qui est intéressant.

Areski : On s’insulte souvent aussi !

Vincent : Oui beaucoup ! En tout cas, ce qui est important dans notre métier c’est la curiosité. J’insiste ! Comme ce sont des nouveaux métiers, on expérimente au quotidien. On n’a pas de trucs dans lesquels on croit réellement en terme de méthodologie. Les gens avec qui on bosse doivent simplement être curieux, se remettre en question, être conscient que l’on n’a pas la science infuse, que nos idées sont bonnes mais qu’elles doivent être confrontées à la réalité. Nous ne sommes pas le client, on sait qu’ils peuvent avoir des opinions différentes des nôtres sans pour autant les juger.

Au sein de l’agence avec qui travaillez-vous ?

Vincent : Avec les commerciaux, les chefs de projets, la créa… Tout le monde ! On est très transversaux : en phase de création, on va guider, assurer le suivi, la mise en place de la méthodologie process. Si on veut bien faire notre métier, il faut qu’on ait un impact sur la façon dont le planning est organisé. On bosse de plus en plus avec les chefs de projets sur la question de l’organisation des projets, la définition des méthodologies adaptées dans les projets clients. En terme de clients, on bosse avec Intermarché, également pour Orange, Banque Populaire… ce qui est assez nouveau, donc on a vraiment des sujets très variés, c’est ça qui est intéressant aussi. Travailler sur un nouveau projet, une nouvelle industrie, c’est quand même vachement intéressant : apprendre tous les process de marché, faire des enquêtes terrain…

Comment en êtes-vous arrivés là ?

Vincent : Par hasard ! J’ai fait une fac d’histoire, après j’ai eu un DESS et j’ai bossé en tant que chef de projet. A mon sens ça a été hyper important, parce que ça m’a permis de comprendre comment fonctionne la prod.

Areski : Moi j’ai commencé en école de commerce, puis en école de communication. Je suis parti au Canada, ça a complètement raté… Puis je suis tombé sur Vincent un peu par hasard, il m’a pris en stage alors que je n’y connaissais rien et finalement à la fin du stage je n’avais plus envie de partir donc je suis resté ! Maintenant ça va faire deux ans et demi, presque trois.

Par rapport au cursus d’Audencia Stratégies Marketing à l’Ere Digitale, qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous pensez que ça va plaire aux entreprises ? Est-ce que vous-mêmes auriez aimé bénéficier d’une telle formation?

Vincent : Carrément, j’aurais beaucoup aimé, parce qu’à l’époque ça n’existait pas. Ce que je trouve intéressant, c’est que c’est un cursus large, qui prend en compte de nombreuses disciplines et champs d’étude, de manière à ce que les étudiants qui en sortent puissent comprendre les enjeux globaux et la stratégie digitale. Ce qu’on attend de ce type d’étudiants, c’est qu’ils se confrontent à une prod, qu’ils expérimentent ce que cela implique de produire pour le digital. Pas forcément en agence, cela peut aussi être des projets perso.

Areski : Oui sachant que c’est de plus en plus facile de les mettre en oeuvre aujourd’hui, même si ce sont des petits trucs. Essayer de mettre la main dessus, commencer à faire ses recherches, trouver les bonnes personnes pour sortir le bon produit…

Vincent : Et je pense que cela va désormais vraiment faire partie des conditions d’embauche, notamment dans le pôle UX. On va regarder cette capacité à montrer qu’on s’est déjà posé des questions à travers des cas concrets.

Areski : On insiste sur cette capacité à trouver des solutions, pas forcément les meilleures ou les plus couteuses, mais simplement trouver des petites solutions.

Vincent : De plus, le fait qu’il y ait plusieurs intervenants dans votre cursus met aussi en avant ce principe de collaboration. Je pense que la qualité principale c’est de savoir collaborer avec les autres, de comprendre les problématiques d’un développeur ou d’un créa, être capable d’expliquer ses problématiques aux autres. A terme, je pense que tout cela va se fondre dans un métier générique du digital où on ne serait ni développeur, ni créa, ni concepteur… C’est pour cela que cette formation a l’air bien adaptée pour préparer les étudiants.

A votre avis, quelles sont les grandes tendances du digital pour 2015 ? Et les défis à relever, en tout cas en ce qui vous concerne?

Vincent : C’est hyper difficile de répondre à cette question… il y a une phrase que j’aime bien dire, c’est qu’il n’y a pas plus difficile à prévoir que l’avenir. Il y a un truc très intéressant sur le marché, c’est qu’on se rend compte que tous ces principes d’utilisateur au centre, de service design sont de plus en plus intégrés par les marques. A titre d’exemple, il y a cette boite Adaptive part, boite de consultants en Service design, qui a été intégrée à Capital One, une grosse banque américaine. C’est hyper intéressant en terme de signe sur le marché. Si les banques commencent à intégrer du service centre utilisateur, c’est une super tendance de marché et cela confirme un peu ce que l’on pense de mettre au centre l’utilisateur.

Areski : Je pense aussi qu’on va de plus en plus sortir de l’écran… Aujourd’hui l’expérience utilisateur est très centrée écran, mais les marques vont se rendre compte qu’il s’agit de tous les points de contacts humains (service client téléphonique, magasin…). Il va falloir prendre l’expérience dans son sens le plus large.

On va maintenant faire un portrait chinois croisé : pour commencer, chacun attribue à l’autre un animal.

Vincent : Areski serait un animal un peu paisible, comme un paresseux mais avec le côté positif : « Je suis paresseux mais je trouve des moyens pour faire mon taff facilement. » Je ne sais pas si le paresseux le fait, mais pour moi c’est ça.

Areski : Et toi un animal qu’on ne soupçonne pas, mais qui taffe en groupe. Un raton laveur ou un suricate.

Une couleur ?

Areski : Vincent ce ne serait pas une couleur mais plutôt un mix de couleurs, ce n’est pas comme s’il était constant.

Vincent : Toi je ne sais pas… Le bleu parce que c’est neutre !

Une chanson ?

Areski : Une vieille chanson des Cure ou des Stones. Sinon un album, « Sticky Fingers ».

Vincent : Hmm pour Areski je ne sais pas… Un truc un peu mode mais pas trop ringard, par exemple « Happy » de Pharrell Willams. C’est de la bonne variète ! Un morceau que j’aime bien. Ça te correspond bien en plus « Happy », t’es un peu bien luné.

Un aliment ?

Vincent : Kebab !!!

Areski : Mais non ça ne se fait pas ! Vincent serait une boule coco.

Une dernière question : quelle est la question que vous n’aimeriez pas qu’on vous pose?

Vincent : Le nom de mon coiffeur !

Areski : “T’as pas un peu grossi?”

Et enfin, est-ce que vous recrutez des stagiaires?

Vincent : Oui ! Pour l’instant on est une équipe de 4 avec une stagiaire qu’on espère garder. De toute façon c’est toujours intéressant de se mettre dans une posture de formation, ce qui nous permet aussi de progresser nous, de nous poser pas mal de questions et c’est toujours intéressant d’avoir du sang neuf. Pour nous très clairement les principales qualités sont la curiosité et la débrouille, montrer qu’on a fait des choses qui s’apparentent à ce qu’on fait. On est exigeants dans le recrutement, mais on est ouverts et il y a de nombreux profils qui peuvent nous correspondre…

MULTEAM’EDIA

BORDAGE Aurore / BERRADA Hicham / HENRIE Sandrine / KHAMPHENG Evelyne

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