L’interview de Simon Robic, startuper prometteur

Simon RobicL’idée de monter votre boîte vous a toujours chatouillé ? Vous attendez un déclic ? Qu’une pomme vous tombe sur la tête ? « Foncez ! » c’est le conseil de notre interviewé de la semaine, Simon Robic, fondateur de Bringr à l’âge de 25 ans.

#Audencia_SMED a eu la chance de le rencontrer dans le cadre d’une journée autour de l’entreprenariat digital à la Cantine Numérique (cf. article précédent). Après un pitch de 10 minutes, il nous partage son expérience…

Est-ce que tu peux nous décrire rapidement ce qui se cache derrière le doux nom de Bringr ?

Bringr est une solution SaaS (ndlr : ”software as a service”, logiciels installés sur des serveurs à distance plutôt que sur la machine de l’utilisateur) qui permet aux marques de gérer leur présence sur les réseaux de la conversation à la conversion.

« Notre plus grande erreur a été de ne pas suffisamment échanger avec nos prospects avant notre lancement. »

Il y a un peu plus d’un an, tu avais ton premier client, un moment assez fort pour une startup on imagine. Est-ce que tu peux nous en parler ?
Nous avons dès le départ tenu à faire parler de nous dans la presse et les blogs spécialisés. Notre lancement a donc été plutôt bien relayé auprès de nos cibles. Lorsque notre premier client, une grande agence parisienne, a lancé une opération social media pour l’un de ses clients, elle a rapidement pensé à nous afin de tester ce produit nouvellement sur le marché.

« Nous avons un ADN entrepreneurial important dans ma famille, c’était donc naturel de le faire. »

A l’inverse, des échecs à nous partager ?

Notre plus grande erreur a été de ne pas suffisamment échanger avec nos prospects avant notre lancement. Ce qui fait que nous avons développé des fonctionnalités qui n’étaient finalement pas utiles et délaissé des développements qui étaient importants. Cela nous a retardé, mais nous avons, depuis, bien intégré cette habitude dans nos process ce qui nous permet de répondre au mieux aux besoins du marché.

Si on revient un peu en arrière, qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer ? Une idée ? Une rencontre ? Un déclic ?
C’est un mélange de plusieurs éléments : nous avons un ADN entrepreneurial important dans ma famille, c’était donc naturel de le faire. Ensuite, la rencontre avec François-Guillaume Ribreau, mon associé, a rendu possible le développement de Bringr. Et, enfin, les premiers prototypes que nous montrions avant de nous lancer ont été très positivement accueillis, ce qui nous a largement encouragé.

Et dans, disons 3 ans, où te vois-tu ?
Nous sommes dans un marché qui évolue très largement, donc dans 3 ans nous aurons continué à développer notre produit pour qu’il réponde encore mieux aux exigences de nos clients. Dans 3 ans, nous voulons aussi avoir une forte présence en Europe.

Social Media Management Bringr

En tant qu’intervieweuse amatrice, je me demande : quelle est la meilleure question qu’on t’ait jamais posée ?
“Quelle est la date de votre mort (ndlr : celle de Bringr) ?”. Cette question permet, mine de rien, de demander quelle est notre croissance, de savoir si nous sommes rentables et si nous avons en tête les différents chiffres importants de notre activité. En fonction de cette date, cela permet aussi de prioriser les actions à réaliser afin de l’éloigner le plus possible.

#Audencia_SMED a eu l’honneur de te voir pitcher. Pitcher, c’est facile ?
Ça demande un peu de méthode et d’entraînement, pour savoir exposer les différents points importants de son activité en peu de temps. Mais à force de pitcher, ce n’est plus si effrayant ! (rires)

« Pitch : anglicisme venant du terme ”elevator pitch”, où l’art de convaincre un potentiel investisseur en moins de 5 minutes que son projet est le « must-invest » de l’année ! »

Car personne n’est parfait. Des tocs à nous avouer ?
Je regarde l’heure plusieurs fois par heure…

OrnikarUn coup de cœur, un coup de gueule ?
Mon dernier coup de cœur startup en date est Ornikar, parce que leur projet de révolutionner le permis de conduire est assez génial. J’aime l’état d’esprit de l’équipe. Et, en tant que nouvel administrateur d’Atlantic 2.0, je suis aussi fier de savoir qu’ils ont choisi de quitter Paris pour venir installer leur startup à Nantes. C’est la reconnaissance de notre écosystème qui est, de plus en plus, un choix qui permet de se donner toutes les chances de réussite.

Pour finir, un conseil pour des étudiants qui voudraient monter leur startup ?
Foncez ! C’est le meilleur moment pour le faire, tant que vous n’avez pas de famille à charge ou d’emprunts à rembourser. Ensuite, testez votre idée très tôt pour savoir si vous partez dans la bonne direction. Plus vous aurez de feedbacks, y compris sur ceux qui sont prêts à acheter ou non, plus vous aurez de chance de réussir.

Merci Simon, quelques chiffres pour conclure…

Taille du marché potentiel : Plus de 500 millions € /an
Nombre de collaborateurs : 6
Nombre d’heures de travail par semaine : 60-70
Nombre de cafés par jour : 3-4
Nombre de mois de brainstorming : Assez peu, finalement. L’important est d’aller confronter l’idée au marché tôt !
Nombre de pitchs depuis le début : Plusieurs dizaines. Je n’ai pas compté !

Par Antso, Djalil, Hélène et Léo / Les rebelles du Web
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