L’Art de la sobriété numérique

Aujourd’hui, le numérique représente 3,7% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Malgré son utilité indéniable, le modèle suivi par la transformation du numérique est-il durable tel qu’il est pensé actuellement ? Comment s’affirmer via des pratiques numériques responsables ?
L’Art de la sobriété numérique, c’est le nom de l’événement qui s’est déroulée à l’espace de co-working La Cantine à Nantes, le 28 Février dernier. Cette conférence présentée par Rémy Marrone avait pour but de répondre à ces questions.

La cantine

D’où proviennent exactement ces émissions de gaz à effet de serre ?

Commençons donc par le commencement en essayant de comprendre l’origine de cette pollution liée au numérique. Plusieurs aspects sont ainsi remis en cause :
· La consommation électrique des « fermes de serveurs », structures nécessaires à l’hébergement des centaines de millions de sites web ;
· Les déchets que représentent les appareils électroniques obsolètes (téléphones, ordinateurs, etc…) ;
· Les transferts de données liées notamment au streaming video entre autres ou encore aux objets connectés.

L’éthique dans tout ça ?

En plus de l’empreinte environnementale laissée par le numérique, le modèle suivi renvoie aussi à des questions d’ordre éthique :
· Qu’en est-il de l’avènement de la surconsommation (ex : Black Friday, Cyber Monday) dans un contexte où une partie de la population mondiale peine encore à subvenir à ses besoins physiologiques ?
· Quelles sont les protections contre les vols de données personnelles et les cyber-attaques ?
· Comment lutter contre le phénomène des « Fake News » et du harcèlement sur les réseaux sociaux ?

Conférence sobriété numérique

Quelles actions entreprendre en tant que particulier ?

A l’instar des bonnes habitudes de tous les jours comme utiliser des ampoules basses consommation ou trier ses déchets, il est possible de rendre sa consommation numérique plus responsable. Cela commence notamment par le fait de changer moins souvent de matériel électronique et de privilégier du matériel réparable plutôt que remplaçable. A côté de ça, opter pour des achats groupés sur les sites e-commerce et penser à mettre en veille ou éteindre ses appareils peut aussi paraître anodin et n’est cependant pas sans conséquences.

Pour l’aspect éthique, il est possible d’utiliser des moteurs de recherche qui respectent davantage votre vie privée tel que Qwant. Vous voulez éviter les Fake News ? Utilisez les outils mis à votre disposition (ex : Decodex de Le Monde ou encore AFPFactuel de l'AFP) pour vous protéger. Enfin, si vous ne vous retrouvez pas dans le modèle du Black Friday, vous devriez peut-être jeter un coup d’œil sur des initiatives telles que le Green Friday !

Et du côté des entreprises ?

Pourquoi ne pas tout simplement commencer par « communiquer moins, mais mieux » ? Que ce soit sur les réseaux sociaux ou au niveau de l’emailing, cette idée de sobriété limiterait dans un premier temps le harcèlement numérique dont les consommateurs sont victimes. Autre case par laquelle l’ensemble des acteurs pourrait passer : éco-concevoir son site internet afin de diminuer les ressources utilisées.
Se différencier par la qualité et non la quantité pour refléter un message, entre autre, plus « vert ». Ce message, certaines initiatives le porte déjà, notamment Green Code Lab ou encore GreenIT que je vous encourage à découvrir.

Green Code Lab

Véritable sujet à part entière, la pollution numérique promet de s’accentuer au fil des années. Dans ce contexte, particuliers et entreprises peuvent d’ores et déjà agir. Alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant ?

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