Faut-il se méfier des technologies pour enfant ?

L’approche des fêtes est toujours l’occasion de se rappeler à quel point le segment de l’enfance peut représenter une cible cruciale pour de nombreuses entreprises. Sous couvert de satisfaire les besoins des parents, les marques y voient généralement une manière de fidéliser leur clientèle dès le plus jeune âge. Si l’année 2017 aura établi les plateformes conversationnelles et les objets connectés comme enjeux marketing clés du moment, rien d’étonnant donc à ce que ce soit ces technologies qui tentent aujourd'hui de creuser leur sillon jusqu’aux plus jeunes. Faut-il pourtant s’en réjouir ?

Avec messenger for kids Facebook veut fidéliser la cible des 6-12 ans
Un produit adapté au jeunes

Avec Messenger Kids, Facebook multiplie encore les portes d'entrée vers son écosystème

Normalement Facebook est réservé aux 13 ans et plus, mais de nombreux parents donnaient déjà accès à leurs enfants au réseau social  via leurs smartphones. Pour y remédier, Zuckerberg vient d'annoncer la sortie de Messenger for kids, un service calqué sur l'original mais adapté à la cible des 6-12 ans. Ce sera aux parents d'inscrire leurs enfants et de contrôler les contacts de leurs bouts de choux. Facebook garantit par ailleurs qu'il n'y aura pas de publicité sur ce nouveau service. S'inscrivant dans la tendance "Tech for kidos" (en pleine croissance), Messenger for kids a pour but de fidéliser les enfants dès leur plus jeune âge à l'écosystème Facebook dans un contexte où la concurrence avec Snapchat fait rage sur les (très) jeunes.

Source : www.lesnumeriques.com, "Avec Messenger Kids, Facebook vise les moins de 13 ans"publié le 05/12/17

 

Youtubekids au coeur de la polémique

Depuis plus d’un an, Youtube propose un outil adapté aux enfants, sans sexe ni violence : la plateforme Youtube Kids. Accessible seulement sur smartphone et tablette, Youtube Kids donne accès à des dessins animés et des émissions ludiques sans contenu inapproprié et regroupe près de 11 millions d'utilisateurs chaque semaine. Cependant, si le tri est géré par un algorithme et des personnes surveillant les contenus, le système n’est pas parfait. Il y a quelques jours justement, une parodie du dessin animé Tchoupi a été mise en ligne et dont le contenu est tout sauf approprié aux enfants. Les parents doivent donc encore rester très prudents et vérifier constamment l’activité de leurs petits sur internet ! Google a d’ailleurs récemment mis en place un outil « SafeSearch » qui permet d’installer des filtres de recherche.

Source : www.laprovence.com, "Youtube Kids : comment Google tente de répondre au problème de la protection des enfants sur internet", publié le 18/11/2017

Les dangers des jouets connectés
Les dangers des jouets connectés

Quels dangers représentent les jouets connectés ?

Les objets connectés ont marqué l’année 2017 par bien des manières, et les enfants n’ont pas été oubliés. En effet, bon nombre d’entre eux peuvent s’attendre à recevoir des peluches connectées sous le sapin. Pratiques et ludiques, elles rassurent les parents qui peuvent communiquer à distance avec leurs enfants. Le Siècle Digital alerte toutefois sur les vices cachés de ces jouets. Les risques liés à la protection des données personnelles sont pointés du doigt. Plus encore, les enfants encourent certains dangers. En effet, le hacking des objets connectés est de moins en moins rare. L’association Which? s’est penchée sur les failles de ces objets. Elle dénonce la faible protection des systèmes bluetooth. En conséquent, les enfants se peuvent se retrouver exposés à des messages pirates. Le Siècle Digital tire la sonnette d’alarme sur les risques présents et ceux à venir, quand ces objets seront connectés en wifi.

Source : www.siecledigital.fr "Jouets connectés : enfants exposés ?publié le 15/11/2017

Puisque les enfants sont et seront quoiqu’il arrive de plus en plus exposés aux écrans et aux technologies, les défenseurs de la tech répliqueront à l’envi que l’arrivée des marques sur ce marché est une manière d’encadrer les usages de manière plus sécurisée. Reste qu’il est légitime de se demander dans quelle mesure les entreprises encadreront leurs propres pratiques de collecte de données ou comment elles protègeront les enfants de potentielles failles sécuritaires. A ce sujet, la question de l'enfance a déjà été débattue par les instances européennes à l'occasion de l'établissement du règlement général sur la protection des données (RGPD). Reste à voir dans quelle mesure ces discussions feront l'objet d'un encadrement durci pour ces entreprises.

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