Opt-in et Opt-out : quelle stratégie de diffusion pour vos campagnes e-mailing ?

Indispensable de votre plan de communication numérique, l’e-mailing est un très bon moyen de garder un contact direct avec votre clientèle. Économique et très efficace, il est recommandé pour diffuser vos annonces publicitaires. Mais réaliser une bonne campagne n’est pas si simple ! Une fois votre base de données complète et détaillée, il faudra choisir entre deux stratégies de diffusion de vos e-mailings : l’opt-in et l’opt-out. Décryptage.

L’opt-in, qu’est-ce que c’est ?

L’opt-in consiste à demander l’autorisation à l’internaute avant de pouvoir lui envoyer des messages publicitaires ou de collecter ses données personnelles. La mention sera du type «Si vous souhaitez recevoir des newsletters et autres publicités, merci de cocher cette case ». Tant que l’internaute n’a pas coché la case, l’entreprise ne pourra pas lui envoyer d’annonces.

Il existe deux types d’opt-in :

  1. L’opt-in actif : l’utilisateur devra cocher la case de consentement s’il souhaite recevoir des publicités. La case ne sera pas automatiquement cochée. S’il ne coche pas, on considère qu’il n’est pas d’accord.
  2. L’opt-in passif : l’utilisateur devra décocher la case s’il ne souhaite pas recevoir de publicités. La case sera initialement cochée.

Principe : si l’internaute n’a pas dit OUI, c’est NON.

En 2018, le RGPD (règlement général de la protection des données) est entré en vigueur et a mis fin à l’opt-in passif et autres ruses marketing utilisées pour obtenir le consentement de l’internaute. Il est maintenant indispensable de recevoir l’accord explicite de l’individu pour utiliser ses données à des fins promotionnelles.

Un point sur les changements réalisés depuis l’entrée en vigueur de la RGPD se trouve à la fin de cet article.

Et l’opt-out alors ?

L’opt-out consiste, au contraire, à envoyer des messages publicitaires aux internautes tant qu’ils ne se sont pas opposés à leur réception. Cette fois, la mention prend le plus souvent cette forme : “Si vous ne souhaitez pas recevoir des newsletters et autres publicités, merci de cocher cette case”. (Cette méthode est majoritairement utilisée par les sites de e-commerce et est discutable dans le cadre du RGPD).

On distingue deux types d’opt-out :

  1. L’opt-out actif : l’utilisateur devra cocher la case pour ne pas recevoir de messages publicitaires. S’il ne fait rien, on considère qu’il est d’accord.
  2. L’opt-out passif : l’utilisateur recevra des publicités et ne pourra se désinscrire qu’à la réception de celles-ci.

Principe : Si l’internaute n’a pas dit NON, c’est OUI.

Des réglementations en France ?

Selon l’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques, seul l’opt-in actif est autorisé en France. Il impose aux entreprises d’obtenir le consentement des destinataires avant l’envoi de messages publicitaires. Les entreprises doivent être transparentes et informer le consommateur lorsqu’elles utilisent ses coordonnées à des fins promotionnelles. L’opt-in actif est la seule stratégie faisant preuve de transparence, clarté et limitant l’intrusion des données. Grâce à cette stratégie, l’internaute est plus serein et en confiance.

Toute entreprise peut être punie d’une amende de 750 euros par message publicitaire, si elle ne respecte pas ces règles.

Existe-t-il une exception à cette réglementation ?

L’envoi de messages publicitaires est autorisé sans le consentement préalable de l’internaute si et seulement si, celui-ci a déjà acheté des produits ou services de l’entreprise concernée et que le message publicitaire fait la promotion de produits ou services similaires.

Condition : Un lien de désinscription ou la possibilité d’envoyer STOP, doit être indiqué dans le message pour que le consommateur puisse faire cesser la prospection quand il le souhaite.

Europe & RGPD

Renforcement des stratégies de diffusion depuis l’entrée en vigueur de la RGPD

Désormais, l’utilisation des données personnelles des internautes pour les campagnes e-mailing se fera avec plus de vigilance. Il est obligatoire de réaliser une analyse de la base de données de l’entreprise pour connaître la source de ses contacts, vérifier si l’internaute a donné son consentement via l’opt-in.

Si l’entreprise ne peut pas prouver qu’elle a collecté les données de manière consentie et libre, l’utilisation de ces données sera interdite. De plus, les entreprises doivent faire preuve d’une complète transparence en termes de collecte de données en rendant public les méthodes utilisées et en indiquant les actions qui seront réalisées avec ces données.

 

Jeanne Courcoux

(Français)
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