Open Data : un enjeu démocratique

Les données ouvertes ou open data, sont des données dont l’accès est libre, ces dernières peuvent autant être d’origines publiques privées.
L’open data répond à un désir de plus grand accès, de plus de contrôle et de transparence sur l’information. Toutefois pour y accéder un système de licences a été mis en place pour donner un cadre à la réutilisation des données. Décryptage.

Il existe en France deux types de licence, une licence ouverte établie par Etalab pour l’ouverture de données publiques et la licence Obdl (open database license), cette dernière à la particularité d’obliger les réutilisateurs de données à partager le fruit de leur travail.

L’open data possède pour caractéristiques principales:

  1. Disponibilité
  2. Réutilisation
  3. Participation universelle

Ces éléments rendent possible l’interopérabilité des données, cette caractéristique est essentielle pour faire fonctionner différents modules ensemble.
Sans interopérabilité rien ne fonctionne, tout comme dans l’indique le mythe de la tour de Babel où l’impossibilité de communiquer conduisit à l’anéantissement de l’entreprise.

L’open data, enjeu démocratique 2.0

La Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen trouve de nos jours un écho numérique par l’open data, surtout en son article 15: “la Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration”.

La DDHC a inspiré les rédacteurs de la loi Informatiques et Libertés de 1978 régulant le traitement des données personnelles, et garantissant un accès libre à l’information publique.

Si l’ouverture des données est avant tout une politique publique s’imposant à l’administration et répondant à un désir de plus grande transparence de la part des citoyens. Cette agora 2.0 ne doit pas être réservée à une poignée d’érudits mais large d’accès, c’est pourquoi l’homus numericus doit émerger.

Les données émanant d’autorités publiques ou d’Etat participent à l’établissement d’une démocratie 2.0, c’est le cas avec l’ouverture de jeu de données RNA (répertoire national des associations, cette mise à disposition permet d’apporter plus de transparence sur le secteur associatif.

L’open data s’inscrit dans la philosophie ouverte de l’internet qui favorise un accès large aux savoirs, par exemple l’ouverture des données reprend les principes du logiciel libre.
Ces initiatives publiques sont également génératrices d’innovations, notamment de la part l’écosystème startup, c’est le cas par exemple avec la mise en ligne de l’ensemble de la jurisprudence française, quoiqu’elle reste plus théorique que pratique.

La loi pour une République Numérique, portée par Madame Axelle Lemaire, comprend des mesures incitant ou obligeant des acteurs à ouvrir leurs jeux de données, comme ce fut le cas pour l’INPI (base de données marques…), l’IGN…

Génération d’un cercle vertueux

L’ouverture de jeux de données permet de générer la création de nouveaux services améliorant le quotidien des citoyens, le secteur du transport en est un cas notable: selon une étude de l’Open Data Institute, le secteur du transport Londonien a généré un retour sur investissement de 58 pour 1.
En France, la RATP, second opérateur d’open data, a mené depuis 2016 une politique de partage des données en temps réel, ce qui a permis à des acteurs tiers de développer de nouvelles solutions de mobilité (ex:citymapper…).

Pour aller plus loin :

(Français)
Abonnez-vous à Make it digital

Recevez par email chaque lundi matin l'ensemble des articles publiés sur le blog Make it Digital. La garantie de suivre les dernières évolutions du digital !

Garantie sans spam.

Leave a Comment