Digital Innovation 2019, on y était !

L’événement Digital Innovation est une journée dédié à l’innovation organisée par l’EBG rassemblant les principaux décideurs de grandes marques et sites marchands actifs en France. Lors de cette journée, nous avons pu assister à de nombreuses conférences sur la transformation digitale de grandes entreprises, leurs services disruptifs et les grandes tendances du digital de demain.

Qu’est-ce que l’EBG ?

Créé par François-Henri Pinault (PDG de Kering) en 1998, l’EBG constitue depuis plus de 20 ans le principal think-tank français rassemblant les acteurs de l’innovation digitale autour événements et de conférences.

Voici notre top 3 des interventions de cette journée :

#3 – Optimiser ses investissements media : un leader du luxe innove avec une vue omnicanale de sa performance

Au début de la journée, Jessica Garbers, Measurement & Marketing Technologies Manager chez Richemont, a présenté la stratégie de réajustement des investissements médias du groupe. 

Alors que l’impact de la communication digitale sur les ventes en ligne est de plus en plus facile à mesurer grâce aux données accumulées, l’impact sur les ventes en boutiques (essentielles dans le luxe) est beaucoup plus compliqué à évaluer. Le groupe a donc souhaité mesurer l’impact de la communication digitale sur les ventes globales pour les marques Cartier, IWC et Mont Blanc.

Pour ce projet, Richemont a travaillé avec Adloop, solution d’optimisation des dépenses digitales, qui a croisé toutes les données ad-centric (lien) et site-centric (lien) ainsi que les appels en call-center. Le but : parvenir à identifier l’origine média des individus de manière à tout relier aux ventes online et offline. 

Grâce à ces croisements de données, Richemont et Adloop ont rapidement identifié les formats qui sous-performaient et ont pu optimiser les mots clefs, supprimer des canaux peu rentables et mieux allouer le reste du budget. Le résultat : un ROI en moyenne multiplié par 5 grâce aux gains de productivité média identifiés.

  • L’impact de l’emailing est très intéressant et les newsletters génèrent des ventes
  • Les ventes en boutique sont plus lentes et résultent souvent de plusieurs points de contact avec le client
  • La publicité sur les blogs et sites de collectionneurs de montres s’est révélée assez inefficace en termes d’acquisition alors que la logique voudrait le contraire.

#2 – L’innovation dans le cadre du consentement cross-device

Romain Gauthier présente Didomi, la start-up qu’il a fondée en 2017, au moment de l’arrivée du RGPD en Europe. Didomi est une CMP (Consent Management Platform) : une Plateforme SaaS spécialisée dans la gestion des consentements et des préférences des utilisateurs. 

Aujourd’hui, un des problème qui subsiste dans la relation client est le manque de prise en compte du choix des individus. En effet, les notifications et sollicitations par email sont des gros facteurs de rétention et de conversion mais elles peuvent aussi avoir l’effet inverse quand elles ne sont pas pertinentes ou trop fréquentes.

Didomi a donc aidé Geev, la première plateforme de dons entre particuliers, à répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les choix des individus. Aujourd’hui, grâce à ce travail de fond sur le site internet mais aussi sur l’application (création des parcours, ergonomie, etc.), Geev compte autour de 90% de consentement d’utilisation des données, ce qui démontre la confiance des utilisateurs. Geev a donc relevé le challenge de combiner une monétisation reposant sur de la publicité à une CMP soucieuse du respect des données personnelles.

 

Le prochain défi pour Geev ? La start-up travaille actuellement sur un outil qui donnerait le choix entre les différents types de sollicitations pour lesquelles les utilisateurs n’ont aujourd’hui pas la même tolérance.

#1 – Start-ups et innovations, la stratégie de LVMH

EBG-Olivier-Legarlantezec

 

Olivier Le Garlantezec, directeur des partenariats au sein de LVMH présente la stratégie d’innovation du groupe depuis bientôt 3 ans : un accélérateur de start-ups installé à Station F. Derrière La maison des startups, une stratégie win-win : les starts-ups accompagnent les différentes maisons du groupe dans leur transformation digitale et vont en échange bénéficier d’un coaching et d’insights sur le marché du luxe. 

Le luxe est l’un des rares secteurs qui a été peu secoué par la transformation digitale mais aujourd’hui c’est une réalité et le rôle du e-commerce est incontournable avec l’émergence de plateformes comme Farfetch ou Net à porter. L’enjeu est de créer une expérience luxe particulière pour ne pas se faire dépasser par ces marketplaces et ces start-ups vont justement y contribuer.

Ce qui est intéressant, c’est la façon dont le groupe sélectionne les start-ups incubées. Il y a une vraie réflexion collective menée par des expert internes et externes (comme Vivatech par exemple). LVMH choisit des start-ups plutôt matures avec une bonne capacité de développement à l’international pour accompagner leurs différents marchés.

Parmi elles, on trouve par exemple Heuritech, gagnant de l’Innovation Award Vivatech 2017 qui réalise de l’écoute sociale intelligente grâce à sa technologie de reconnaissance d’images ou encore Simplifield qui facilite la communication entre le siège des maisons et les boutiques de luxe.

(Français)
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