Quand le digital devient accélérateur de business!

En France le taux de digitalisation des entreprises est bien en retard par rapport à nos voisins Européens. En effet selon un rapport de la Commission Européenne de 2017, la France se situerait à la 16e place. Cette semaine nous avons voulu décrypter pour vous les freins à cette digitalisation et les moyens dont disposent les entreprises pour se digitaliser.

Pour ce faire nous avons assisté à la conférence Small Business Tech, Digital first ! Quand le numérique devient accélérateur de business! au Salon Des Entrepreneurs à Nantes. Animée par Lomig Guillo Rédacteur en Chef du média Management, cette table ronde a réuni des experts et des entrepreneurs qui nous ont fait part de leurs expériences et points de vue sur le business en ligne  :

  • Gérard Garnier, fondateur d’Algam fabricant et importateur d’instruments de musique
  • Fabien Van Herreweghe, fondateur de Mr Suricat, SaaS 100% en ligne qui gère des tests fonctionnels en reproduisant des parcours utilisateurs
  • Yann Person, co-fondateur d’EP, fournisseur de solutions immobilières
  • Samuel Guez, fondateur de My Jolie Candle, vente de bougie bijou en ligne
  • Claire Wozniak, Marketing Manager chez Google
  • Fabien Scolan, Directeur Marketing Client et Business Development, Leboncoin
  • Jérôme Barrier, Directeur TPE, PME, ETI chez Microsoft

Quels sont les freins du business en ligne et comment les contourner ?

La digitalisation de son entreprise (développement d’un site web, centralisation des données etc) prend du temps mais cela en vaut la peine. D’autant plus quand on sait qu’il existe des solutions innovantes et rapides telles que le cloud computing.

En effet, Claire Wozniak, Marketing Manager chez Google, insiste sur le fait qu’il faut d’abord commencer modeste :

  • se donner une visibilité numérique (créer son site, créer une carte de visite grâce à Google My Business, etc.)
  • se renseigner sur l’évolution des requêtes Google (Google Trends) pour orienter nos investissements car 70% des parcours d’achat commencent sur Google ;
  • puis, à mesure que notre business se développe, passer à des outils payants tels que Google Ads jusqu’à développer de véritables outils ROIstes.

Selon Jérôme Barrier, Directeur TPE, PME et ETI chez Microsoft, il faut également adapter au fur et à mesure de la croissance de notre business nos canaux de diffusion.

Enfin Yann Person, co-fondateur d’EP, préconise de toujours tester le marché avant d’investir dans son business pour éviter les échecs.

Pourquoi les initiatives en ligne constituent-elles un accélérateur de business ?

Cette question a sans doute été une des premières que s’est posé Samuel Guez lorsqu’il a voulu lancer son entreprise en ligne de bougie bijou My Jolie Candle.

En effet, son idée de départ est très intéressante puisqu’en fonction de sa cible (les millennials), il s’est positionné sur un canal d’acquisition précis, à savoir Instagram. Il a orienté toute sa stratégie business en réalisant des produits instagrammables (neutres et insérables dans le feed des influenceurs), en communiquant via des influenceurs mais aussi et surtout des micro-influenceurs.

Stratégie gagnante puisqu’en 2 ans, My Jolie Candle a réalisé un chiffre d’affaires d’un million d’euros. Aujourd’hui, bien que son site de e-commerce est au coeur de son business, Samuel Guez annonce l’ouverture de quelques points de vente physiques à Paris.

A l’inverse, Gérard Garnier, fondateur de l’entreprise Algam vient de lancer son webstore après 40 ans de vente d’instruments de musique à près de 360 magasins en France. Puisque la moyenne d’achat en ligne d’instruments de musique est bien plus élevée que pour d’autres catégories de produits, Gérard a voulu développer sa stratégie cross-channel tout en accompagnant ses partenaires B2B.

Comment se différencier face à la concurrence ?

Les bonnes pratiques pour sortir du lot sont multiples. Il semble intéressant de faire appel à des géants mondiaux du e-commerce tels qu’Amazon pour booster ses ventes. Cependant, il est également parfois stratégique de se positionner là où la concurrence est moins intense.

Par exemple, Samuel Guez explique que des marchés tels que l’Espagne et l’Italie sont immatures au niveau du réseau d’influence. Pourtant ce sont des marchés qu’il souhaite exploiter en termes d’e-business pour My Jolie Candle.

Pourquoi ? parce que le coût d’acquisition est moins cher sur ces zones géographiques car il y a moins d’enchérisseurs. Ainsi cela permet de réduire ses coûts, augmenter sa marge et investir dans la qualité du produit.  

Existe-t-il des limites au business en ligne ?

Selon une étude du cabinet McKinsey, la valeur ajoutée du numérique en France est de 110 milliards d’euros. Ainsi il semblerait qu’il n’existe pas de limites au business en ligne.

Cependant il faut faire attention à bien choisir ses canaux de distribution et d’acquisition en fonction de sa cible et de son taux de croissance. Puis il faut développer les bons outils numériques adaptés à notre business.

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