Au CityLab Alliance, des étudiants redéfinissent la ville de demain

Réunissant pour la première fois des étudiants de l’Alliance Centrale-Audencia-Ensa Nantes et une dizaine d’entreprises pour réinventer la communication dans la ville de demain, la première phase du CityLab Alliance s’est déroulée les 17 et 18 novembre derniers. Deux formations d’Audencia y étaient ainsi représentées, à savoir les Mastères Spécialisés® “Stratégie Marketing à l’Ère Digitale”, et “Marketing, Design et Création”.

Pour en savoir un petit peu plus, rencontre avec Romane Monvoisin, Maëlys Moutte, Alvise Ghizzo et Louis Gouze.

Pour commencer, parlez-nous de ce petit ”icebreaker” qu’on a pu voir sur les réseaux sociaux !

Alvise :  C’était trop cool ! Dans le hall de Centrale, un chorégraphe qui travaille avec l’Ensa nous a fait faire des danses, des chorégraphies, pour briser la glace.

Maëlys : On devait par exemple fixer une personne et ne jamais la lâcher des yeux, essayer de la retrouver.

Louis : C’était pour se désinhiber un peu, comme on ne se connaissait pas, et là on était parfois obligés de se toucher, se donner la main, faire des rondes ensemble.

Alvise : A un moment on devait trouver un binôme, et marcher épaule contre épaule, puis se pencher pour que le poids de l’autre nous empêche de tomber, c’était assez marrant.

Louis : Honnêtement l’idée était bien trouvée.

Concrètement, le CityLab c’est quoi ?

Romane : Ce sont deux jours hyper intenses pour aider une entreprise à trouver comment son business peut lui permettre de dialoguer dans la smart city. Pour cela, on a travaillé à la fois avec des étudiants d’Audencia, de SciencesCom, de Centrale et de l’ENSA, et également avec un représentant de l’entreprise.

Et rapidement, ce serait quoi pour vous une smart-city ?

Romane : c’est la ville de demain, et on sait que dans cette ville les datas seront de plus en plus importantes. Le défi consiste donc à voir comment les intégrer dans son business de façon réussie.

Maëlys : Toutes les problématiques posées par les entreprises étaient ainsi rassemblées sous cette idée de ”smart-city”.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus concernant le projet sur lequel vous avez travaillé ?

Alvise : Moi j’ai travaillé sur la SNCF. En janvier prochain reprendra la rénovation de la gare de Nantes, pendant 3 ans. Des panneaux d’affichage sont déjà présents dans Nantes pour informer les habitants. Notre travail a ainsi consisté à trouver une solution pour fluidifier et orienter l’usager dans une gare en travaux, et dans laquelle le parcours est complètement modifié par rapport au parcours habituel.

Romane : Pour nous il s’agit d’une entreprise, la Florentaise, qui vend de quoi faire des jardins d’intérieur ou des petites fermes d’intérieur à la verticale. Comme on a plutôt aujourd’hui l’habitude de faire pousser ses fruits et légumes dehors, le but est de convaincre les gens qu’à l’avenir, par manque d’espace, il faudrait que cela se fasse en intérieur. On a du coup décidé de cibler plutôt les écoles, pour que les enfants puissent d’abord l’expérimenter et en parler à leur parents, puis que cela puisse toucher tout le quartier autour des écoles. Il s’agit concrètement de pouvoir faire vivre tout un quartier puis à terme toute une ville, à partir de potagers d’intérieur et d’une communauté d’utilisateurs.

Maëlys : mon groupe a travaillé pour Valeo, avec pour objectif de faire de la voiture un outil de signalisation et de communication dans la ville, qu’il y ait une meilleure harmonie entre les voitures et tout l’écosystème urbain.

Quelles méthodes avez-vous utilisées pour ces projets ?

Romane : Une méthode a été utilisée, c’est la méthode Lego®. La première question posée est, par exemple “quelle est selon toi la tour idéale ?”, et les gens ont la possibilité d’utiliser leurs lego® pour construire leur réponse dans un certain laps de temps et la présenter ensuite au reste du groupe. On peut ainsi récupérer des insights et réfléchir à des solutions à partir de ce qui se dit.

Maëlys : Ca permet également de ne pas se bloquer, car parfois lorsque qu’on pose une question à l’audience, les gens n’osent pas trop lever la main et donner leurs idées. Par ce biais, ils peuvent construire leurs idées au fur et à mesure. A la fin lorsqu’on les interroge, ils peuvent expliquer leur cheminement et en émergent à chaque fois des idées différentes, ce qui est vraiment intéressant.

Alvise : Les scénarii d’usage, c’était marrant aussi. Pour targeter le besoin de l’utilisateur, on décrit tout le parcours qui l’amène à utiliser ou pas un certain service. On peut justement identifier à quels moments des différents points de contact on peut intervenir et fluidifier l’expérience.

Et pour finir, en quoi consiste la restitution finale ?

Romane : On a plusieurs livrables, ainsi qu’une présentation de 4 minutes pour convaincre et gagner le concours.

Maëlys : C’est ça, un pitch de 4 minutes, et puis présenter globalement notre idée, notre concept, le business model, notre stratégie de communication, et une partie maquette.

Merci à vous quatre, et bon courage pour votre restitution finale le 2 décembre !

Retrouvez une immersion durant les deux premiers jours du CityLab Alliance sur Storify :
jour 1 / jour 2

Thomas R. pour l’équipe 1

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