Art et E-commerce : quand l’Art se met au Digital !

Acheter une œuvre d’art sur internet, c’est désormais possible

Le marché de l’art se met progressivement au digital. En 2016, Hiscox estimait que les ventes d’art en ligne représentaient 8,4% des ventes totales, soit 3,75 milliards de dollars. C’est également un marché en forte hausse qui a enregistré une croissance de 15% par rapport à l’année 2015.

A l’origine de ce mouvement, on trouve des start-ups, beaucoup de start-ups ! Maddyness a mis en avant quelques acteurs français. Parmi eux on trouve des plateformes de vente en ligne d’œuvres d’art comme Artsper, spécialisée dans l’art contemporain, et soutenue par le propriétaire de Beaux Arts Magazine, Frédéric Jousset, depuis sa dernière levée de fonds (2 millions d’euros). On y trouve également des startups visant à éduquer le consommateur d’art grand public. C’est le cas d’Artips qui envoie quotidiennement et gratuitement à ses abonnés des anecdotes en rapport avec une œuvre.

Artsper
Artdeme
Kazoart
L'art à l'ère du digital

Quoi qu’il en soit, le message est clair : l’art se démocratise

C’est le constat de départ de l'article du Journal du Net (octobre 2017) qui conduit à s’interroger sur le détail et la portée de ces mutations. Les réseaux sociaux sont devenus des relais d’informations incontournables où les institutions culturelles peuvent communiquer sur leurs œuvres, et évènements. Aujourd’hui ¾ des musées ont développé une image virtuelle, preuve que l’expérience culturelle est belle et bien aussi digitale.

➤ Aller plus loinArt & Digital : vers une relation à double sens ?

Inverser le schéma traditionnel de la vente d’art, telle est la promesse du web faite aux galeristes. Grâce aux outils du marketing digital, les galeristes peuvent toucher directement un public plus large. Attention toutefois car le taux de conversion reste plus faible que les autres sites de e-commerce sauf lorsqu’il s’agit d’œuvres à bas prix.

Adapter le modèle de la Blockchain au marché de l’art, la galerie d'art 3.0

C’est même le pari réalisé par la plateforme collaborative d’artistes Dada.nyc  qui a lancé Creeps & Weirdos le 30 octobre 2017. Très simplement Creeps & Weirdos c’est une collection de 100 œuvres digitales uniques que vous pouvez acheter uniquement en ligne, en utilisant la cryptomonnaie Ethereum (cas d’usage de la Blockchain).

L’intérêt de la blockchain :

  • Protéger l’artiste et sa propriété intellectuelle
  • Rassurer l’acheteur sur l’authenticité de l’œuvre achetée en lui délivrant un titre de propriété
  • Et tout cela, sans intermédiaire !

En outre, la digitalisation de ce marché offre la possibilité de redéfinir les rapports entre artistes et acheteurs. Alors que le modèle traditionnel faisait la part belle aux galeries qui pouvaient capter jusqu’à 60% des ventes d’une œuvre, les professionnels de l’art ont tout intérêt à prendre le tournant du digital pour simplifier l’acte d’achat et le démocratiser.

Dans les coulisses de la création artistique

Le digital pour rapprocher artistes et acheteurs

C’est notamment le cas d’ArtDeme, startup française qui a à cœur de réduire la distance entre l’artiste et l’acheteur en promouvant le talent et savoir-faire de ses artistes au plus grand nombre. Par rapport à ses concurrents, cette plateforme de vente d’art qui verra le jour en Novembre 2017 se revendique simple, innovante et accessible à tous. Sa stratégie digitale met l’accent sur la création de contenus valorisant l’acte de la création artistique et le recours aux réseaux sociaux.

Si le marché digital de l’art devient de plus en plus concurrentiel, la différence se jouera sur la simplicité, la transparence, le service et le CONTENU. En effet, d’après l’étude Hiscox 2016, 52% des acheteurs d’art en ligne sélectionne la plateforme d’achat selon le contenu qu’elle offre autour de l’œuvre. Entre les plateformes où l’œuvre d’art est vue comme placement financier, et celles proposant un panorama d’œuvres trop varié et trop peu lisible, ArtDeme s’engage auprès des artistes en mettant en avant leur histoire et leur savoir-faire.

En faisant rentrer le grand public dans les coulisses de la création, peut-être est-ce là l’intérêt du digital ?

 

Mathilde pour NetHunters

 

Sources :

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